La lutte contre la précarité alimentaire

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Depuis plus de 34 ans, les Banques Alimentaires agissent contre la pauvreté et la précarité alimentaire.
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Aujourd’hui, plus que jamais, la lutte contre la précarité continue 

En France, 8.8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit 14% de la population française (INSEE). 19.1% des étudiants vivent en-dessous du seuil de pauvreté (IGAS) ainsi que 7.3% des retraités (ONPES). Les femmes représentent 57% des bénéficiaires du RSA. L’aide alimentaire concerne 4.8 millions de français (DGCS, 2015) : un chiffre sous-estimé par rapport aux besoins réels. La demande de l’aide alimentaire reste une démarche difficile, mal connue. Sur ces 4.8 millions de personnes, le réseau des Banques Alimentaires permet d’en aider 2 millions, soit près de 1 bénéficiaire sur 2. 

L’insécurité alimentaire, une conséquence de la pauvreté en France 

Faire ses courses, ouvrir son frigidaire, aller au restaurant, préparer le repas, nombreux sont les actes liés à l’alimentation accomplis tous les jours. Nous les réalisons naturellement sans nous rendre compte de leur portée. Ils sont pourtant des actes forts du quotidien. Ils construisent notre bien-être et participent activement à créer ce lien social fondamental à l’être humain.

Ne pouvoir accéder en quantité suffisante à une nourriture saine et équilibrée, c’est s’exclure, c’est rompre le lien social, c’est ouvrir la porte aux problèmes de santé et de bien-être. La peine est triple. A court terme, c’est d’abord le sentiment de faim et d’épuisement, conséquence des repas sautés. S’ajoutent les maladies physiques et psychologiques : à moyen terme, l’insécurité alimentaire engendre de l’anémie, un déficit en vitamine D notamment chez les femmes, mais aussi du diabète, du cholestérol. Enfin, une alimentation insuffisante favorise l’isolement liée à la honte de ne pouvoir se nourrir seul, et trace la voie de l’exclusion. L’insécurité alimentaire reste, encore aujourd’hui, caractéristique de la pauvreté dans les pays du Nord, et notamment en France. (Pour en savoir plus...)

Sortir de l’invisibilité sociale 

L’invisibilité sociale est une conséquence directe d’une situation de précarité où l’individu fait face à un déni de reconnaissance de son environnement social. Les Banques Alimentaires collectent des denrées alimentaires et les redistribuent aux associations partenaires au profit des bénéficiaires, pour leur permettre de consacrer plus de temps à leur mission de lien social. Les personnes démunies peuvent alors retrouver une sécurité alimentaire, une autonomie sociale. 

“J’ai 4 enfants, je suis séparée depuis 4 ans maintenant, et je suis arrivée au camion itinérant grâce à l’assistante sociale. C’est vrai que ça nous permet de faire manger nos enfants à leur faim. On a des légumes frais, on a tout ce qu’il faut pour leur faire un bon repas.” Claude, bénéficiaire.

Le profil des bénéficiaires de l’aide alimentaire 

Le profil des bénéficiaires de l’aide alimentaire

L’étude réalisée par l’institut CSA en 2016 confirme l’évolution des profils des bénéficiaires.

  • 70% vivent sous le seuil de pauvreté même s’ils disposent d’un logement. 
  • Le profil d’emploi reste précaire ou à temps partiel, avec un tiers des bénéficiaires au chômage (34%)
  • La majorité sont des personnes isolées et des familles monoparentales 
  • 70% des bénéficiaires sont des femmes 
  • 28% sont divorcés ou séparés
  • 70% vivent avec moins de 1000€ net par mois et par foyer

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