Tous dans les starting-blocks pour la Collecte Nationale

04.09.2017
Tous dans les starting-blocks pour la Collecte Nationale
Les 24 et 25 novembre prochains se déroulera la grande Collecte Nationale des Banques Alimentaires qui mobilise 130 000 bénévoles. Pour que tout soit prêt le Jour J, chacune des 79 Banques Alimentaires s’organise selon ses effectifs, et les spécificités de sa zone d’action.

Mobiliser un maximum de bénévoles

C’est début septembre que démarre le travail préparatoire de la Collecte Nationale pour la plupart des Banques Alimentaires. Pas question d’être en retard pour ce rendez-vous qui mobilise tout le réseau et demande une logistique infaillible. Et tous les ans, c’est le même challenge : trouver assez de bénévoles. 

A la Banque Alimentaire d’Auvergne, qui pilote l’événement sur 4 départements très différents, c’est à Clermont-Ferrand qu’on centralise l’organisation, avant de laisser chaque département jouer sa partition. « La recherche de bénévoles ‘’durables’’ est permanente et se fait depuis le Puy-de-Dôme. Mais pour la Collecte Nationale les antennes sont libres », explique Jean-Luc Tourgon qui coordonne les équipes. « On suit de près la situation, en s’appuyant sur un planning précis pour s’assurer que tout le monde soit prêt en temps et en heure ». En 2016, 2400 bénévoles, dont 1200 sur le Puy-de-Dôme, ont ainsi permis de récolter 245 tonnes sur 300 magasins.

En Corrèze, la population et la surface à couvrir sont moindres, mais la problématique est la même pour Marc de Sacy , responsable local de la Collecte: « chaque année, il faut reprendre son bâton de pèlerin. Dès la mi-septembre, je relance tout le monde, je rappelle les dates aux gens et leur demande d’en parler autour d’eux. L'an passé, la mobilisation de 250 personnes sur Brive, et 600 sur tout le département, nous a permis d’obtenir un résultat de 46 tonnes auprès de 55 magasins. cela représente beaucoup d’énergie déployée.».  

Des renforts pour optimiser la collecte

La mobilisation est forte aussi chez nos associations partenaires auxquelles il n’est pas rare de confier la gestion complète de magasins (voire même la grande majorité des sites collectés en Corrèze). Certains comités d’entreprises sont également sollicités, mais c’est surtout du côté des écoles que se tournent de nombreuses Banques Alimentaires. « Nous sommes en contact avec des grandes écoles ou des classes préparatoires de Rennes et de sa région », explique Martial Dufossé dont l’antenne a collecté 161 tonnes en 2016. « C’est vivifiant de travailler avec des jeunes qui amènent leur énergie ». En Auvergne, une personne est même dédiée au contact avec les grandes écoles, et une autre aux collèges et lycées dont le soutien est le bienvenu - même si les jeunes recrues nécessitent un encadrement par des adultes.

Des idées plein la tête

Et puis la Collecte Nationale c’est aussi l’occasion de rivaliser d’imagination. En Auvergne cette année, l’auto collecte sera expérimentée : les petits magasins non-collectés à ce jour vont gérer eux-mêmes le dispositif, après briefing avec la Banque Alimentaire locale et signature d’une charte qui fournit le matériel nécessaire (containers, dépliants…). En Ille-et-Vilaine, des sacs pré-remplis de denrées sont mis à disposition des clients qui n’ont plus qu’à les prendre et à les régler en caisse, sans avoir à faire le tour des rayons pour trouver les produits demandés. De 3,5 à 10€, il y a des sacs pour tous les budgets. Autant d’initiatives qui demandent une préparation supplémentaire en amont mais  qui permettront d’augmenter le nombre de denrées collectées et de continuer à faire grandir l’événement.

 

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