Les épiceries sociales itinérantes, la solidarité en mouvement

18.02.2018
Les épiceries sociales itinérantes, la solidarité en mouvement
Afin d’acheminer les denrées collectées au plus près des populations isolées, plusieurs Banques Alimentaires ont mis en place des épiceries sociales itinérantes à Nice, Rouen, Nancy, Limoges, Bordeaux ou Carcassonne.

Aller au contact des plus démunis

Afin de rester au contact des populations démunies isolées en milieu rural, la Banque Alimentaire des Alpes-Maritimes a lancé en 2014 une première épicerie sociale itinérante (ESI), rapidement suivie par la Banque Alimentaire de Rouen.  Le concept est simple: un camion chargé de denrées alimentaires non périssables et produits frais vient à la rencontre des personnes en difficulté financière vivant en milieu reculé, via des livraisons dans des communes partenaires. 

Devant le succès de ce dispositif, puis celui de Rouen, d’autres initiatives voient le jour un peu partout en France, à l’image de ce camion épicerie qui sillonne désormais les routes du Val-de-Lorraine et de la région de Lunéville, en partenariat avec l‘association Relais Villes et Villages – un véhicule blanc et dénué d’inscription afin d’éviter toute éventuelle stigmatisation. « Nous voulons amener une aide alimentaire mais aussi des méthodes d’insertion sociale là où le réseau associatif est moins dense, voire inexistant », explique Geneviève Pupil, Présidente de la Banque Alimentaire de Nancy et de Meurthe et Moselle. Les communes mettent à disposition un local où environ 300 bénéficiaires peuvent récupérer leur colis, bénéficier d’un accompagnement sur leur dossier, mais aussi partager un moment convivial. 

 

 

Un tissu local mobilisé

Dans l’Aude, un camion part tous les matins de Carcassonne, rempli, pour livrer deux points par région et environ 200 bénéficiaires. « Notre département est très rural et pauvre, avec de nombreuses personnes en situation de pauvreté dans des secteurs assez isolés, comme le piémont pyrénéen et les Hautes Corbières » explique Jacques Périn, président de la Banque Alimentaire de l’Aude. « Il y a des veuves d’agriculteurs par exemple, qui vivent avec 300-400 euros par mois, des œufs et quelques poules ». Le véhicule est mis à disposition des associations partenaires, le CCAS d’Alzonne et le Secours Catholique, tout comme les marchandises.

Même approche collective avec la Banque Alimentaire de la Haute-Vienne dont  le camion itinérant qui circule 3 jours par semaine sur les routes départementales soutient jusqu’à 60 associations très proches des  populations isolées géographiquement et socialement. Et qu’il s’agisse de personnes en situation de handicap ne pouvant être véhiculées, de gens n’ayant pas le permis ou ne souhaitant plus sortir de chez elles, les épiceries sociales itinérantes créent un lien social précieux… en plus d’apporter une aide alimentaire indispensable au quotidien.

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