Le réseau associatif en première ligne

07.11.2017
Le réseau associatif en première ligne
Qu’elles soient petites ou grandes, locales ou nationales, toutes les associations partenaires du réseau se mobilisent pour la Collecte Nationale des Banques Alimentaires. Dans le Finistère, l’un des premiers départements à avoir accueilli une Banque Alimentaire, elles jouent même un rôle particulier, entre soutien ponctuel et gestion complète de sites.

Un vaste territoire à couvrir

Un département, deux antennes, et deux approches différentes : le Finistère illustre à merveille la diversité des Banques Alimentaires et leur capacité à s’adapter pour trouver la meilleure organisation en fonction des spécificités du territoire. Si dans le sud du département, les associations viennent en soutien des bénévoles de la Banque Alimentaire sur les différents sites collectés, dans le nord, il a été décidé qu’elles gèreraient une grande partie des magasins de manière autonome.

« Avec environ 140 associations ou CCAS* bénéficiaires, et un territoire très vaste à couvrir, la Banque Alimentaire du Finistère a toujours entretenu une relation très étroite avec ses partenaires, y compris dans le cadre de la Collecte », explique Michel Loyer, bénévole et représentant des associations au Conseil d’Administration de la Banque Alimentaire du Finistère. Un constat que partage Gilbert Mignot, bénévole à l’antenne de Quimper et qui supervise la Collecte sur l’ensemble du département : « cette organisation nous permet de couvrir entre 200 et 250 magasins, pour 217 tonnes collectées en 2016. Tout le réseau se mobilise pendant ces 2 jours, de la Croix-Rouge au Secours Catholique, de la Fondation Massé Trévidy aux associations de retraités – sans oublier les CCAS, les entreprises et leur personnel comme la Banque Populaire Atlantique ou  le Groupe Verlingue, et les jeunes des écoles ».

 

Un engagement jamais à sens unique

Au pilotage quimpérois, où chaque bénévole de la Banque Alimentaire gère la collecte d’un ou deux sites en mobilisant l’ensemble des partenaires et en les encadrant, l’antenne de Brest a préféré une organisation plus décentralisée et plus adaptée à son fonctionnement. « Nos 50 bénévoles sont surtout répartis à des postes transversaux, comme la conduite des camions, le déchargement, le pesage ou le filmage des produits », précise Michèle Fusey qui organise la Collecte pour le nord du Finistère. Ce sont donc les associations partenaires qui gèrent l’essentiel de la Collecte des magasins de manière indépendante et en toute confiance, soutenues par d’autres organisations – du Rotary Club à Electriciens Sans Frontières, en passant par les scouts, des étudiants, ou les salariés d’entreprises comme la SNCF ou le Crédit Agricole.

Au sein du le CHRS* Louis Guilloux et la pension de famille de la résidence Pouleder, une dizaine de résidents, participent également à l’événement et s’occupent d’un magasin le temps d’une journée, avec le soutien d’un travailleur social. « C’est une sorte d’échange de bons procédés car les gens chez nous bénéficient des produits des Banques Alimentaires », souligne Gilles Mazé, responsable pole insertion précarité chez Coallia qui gère ces établissements. « Pour les volontaires, c’est une tâche valorisante : l’espace d’une journée, ils se sentent pleinement utiles à la collectivité, et cela leur permet aussi de tisser des liens avec les habitants. C’est une action qui les remet au cœur de la vie de la cité ». Un état d’esprit partagé par tous les bénévoles, et une émulation collective qui permet chaque année de changer concrètement les choses.

 

* CCAS : Centre Communal d’Action Sociale / CHRS : Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale

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