Collecte Nationale : une histoire d’amitiés et de familles

10.11.2017
Collecte Nationale : une histoire d’amitiés et de familles
Des milliers de bénévoles se mobilisent, chacun à leur manière, pour la Collecte Nationale. Pour Ludovic et Clotilde de Beaucoudrey, et Constance et Jean-Baptiste Piketty, ce moment fort de l’année est autant un engagement personnel qu’une affaire d’amitiés et de famille.

Soutenir le comité local de Boulogne

A Boulogne-Billancourt, un dispositif assez inédit se met en place chaque année pour la Collecte Nationale, puisque ce sont 4 bénévoles, 2 couples d'amis d'enfance, qui sont à l’œuvre au sein d’un collectif local. Ce collectif existe depuis une vingtaine d'années et coordonne 600 bénévoles qui récoltent les denrées alimentaires sur 22 magasins de la ville. La mairie de Boulogne-Billancourt apporte un soutien incontournable en prenant notamment en charge les transports, les affiches, et en hébergeant le centre de tri au sein des locaux de la mairie.

« L'idée de ce comité local est que les associations boulonnaises partenaires de la Banque Alimentaire soient autosuffisantes et que les excédents puissent être redistribués. Ces dernières nous font une liste des denrées dont elles ont besoin pour l’année, ce qui permet d'orienter les donateurs en magasin », explique Ludovic. En 2016, 45 tonnes de denrées alimentaires ont ainsi été récoltées.

 

 

Concilier vie de famille et engagement

Les quatre amis commencent à préparer ce week-end particulier dès septembre à raison d'un soir par semaine, puis deux en octobre, jusqu'en novembre « là c'est carrément tous les soirs ! », s'amuse Ludovic, « il faut faire le lien avec la mairie par la logistique, s'assurer qu'on a bien les responsables des points de collecte, faire des appels au bénévolat, organiser la collecte dans les écoles et les crèches, s'assurer que tout fonctionne bien les jours J, et enfin faire les remerciements et le bilan ».

Un très gros investissement personnel que Ludovic, Clotilde, Constance et Jean-Baptiste, tous âgés de 37 à 38 ans, doivent concilier avec leur vie de famille et leurs emplois (respectivement directeur médical dans l’industrie pharmaceutique, infirmière, professeur des écoles et directeur commercial) : « nous prenons sur notre temps personnel et nos congés, et nous avons la chance d'avoir nos familles ou nos amis pour garder les enfants », explique Ludovic, qui pense encore continuer au moins deux ans.

Le collectif est en quelque-sorte une affaire de famille, puisque les leurs étaient déjà impliquées lorsqu'ils étaient jeunes. Leurs motivations pour reprendre l'organisation ? « C'est une action œcuménique et concrète qui rassemble des gens très différents autour d'une cause commune porteuse de sens qui permet de répondre à un vrai besoin local, car c'est vraiment Boulogne-Billancourt et ses centaines de bénévoles qui se mobilise pour aider les 350 familles, les jeunes parents en difficulté et les SDF soutenus par les associations partenaires locales ».

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