Portrait de bénévole - Marcello Barbara, « La Douane » d’Arcueil

26.06.2017
Portrait de bénévole - Marcello Barbara, « La Douane » d’Arcueil
Marcello Barbara, dit « La Douane », nous ouvre les portes de la Banque Alimentaire de Paris et d’Ile-de-France et nous présente sa mission, la pesée des denrées en libre-service.

« On m’appelle La Douane », lance Marcello Barbara, dans un français mâtiné d’un doux accent italien. A « l’âge canonique » de 77 ans, ce bénévole est un « personnage incontournable de la Banque Alimentaire d’Arcueil », commente un distributeur bénévole. Et pour cause : outre son accent chantant, son sourire rayonnant et son humour, Marcello Barbara s’occupe du poste de la pesée, qu’il a rebaptisé « ‘la douane’, par respect pour les associations, pour nous-même, et parce que c’est la zone de stop pour toutes les personnes qui passent par ici, ce qui me permet de les connaitre », plaisante-t-il. Il faut dire que la pesée est un poste essentiel puisqu’il garantit l’équité de traitement entre toutes les associations.

 

 

Bénévole depuis 2012, après une brillante carrière d’assureur, puis de gérant de sandwicherie/restaurant de pâtes - la vie de Marcello, né en Calabre et débarqué à Paris en 1971, champion de culturisme dans sa jeunesse, mériterait un livre - il débute en tant que distributeur  des denrées aux associations, après avoir entendu parler des Banques Alimentaires par un ancien client

« Marcello est un hyper actif, il ne supportait pas de rester sans rien faire. Dès qu’il avait une minute, il faisait des cartons, nettoyait, faisait du tri », commente avec affection Alain Martines, responsable de la collecte quotidienne et administrateur. 

 

 

Puis un mal de dos l’oblige à prendre en charge uniquement la pesée. Il fait installer un bureau et une chaise à côté de la balance, d’où il contrôle et re-transcrit le poids des denrées emportées par les associations. Son énergie, sa bonne humeur et son rire en font un pilier central de l’entrepôt. Entre deux pesées de légumes ou de fruits, il interpelle, il plaisante, il serre des mains.

Ce père de deux filles se dit « libéré » par son engagement bénévole : « J’ai vécu tellement de choses dans ma vie, je suis passé par tellement d’étapes, que j’ai le sentiment d’avoir découvert ici un nouveau Marcello, qui comprend mieux les choses et qui se sent bien, car utile. J’ai eu de la chance dans ma vie, donc arrivé à la retraite, je devais quelque chose à quelqu’un moralement, notamment à la France », sourit-il.

 

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